Naguib Sawiris
"J’aime le risque économique"
Il est venu en Algérie en 2001 pour emporter la deuxième licence de téléphonie mobile algérienne face à Orange (France Télécom). Il affiche aujourd’hui plus d’un milliard de dollars de chiffre d’affaires dans la meilleure opération financière jamais réalisée par un opérateur économique en Algérie.

 


PDG d’Orascom Telecom Holding (OTH) depuis 1979, l’Egyptien Naguib Sawaris, réputé l’homme d’affaires le plus puissant du Machrek et du Maghreb réunis, est un homme heureux et il le prouve, à l’occasion de la célébration du cinq-millionième abonné de Djezzy, filiale mobile d’Orascom Télécom Algérie (OTA). Il faut dire que selon lui «Djezzy représente (aujourd’hui) la meilleure opération Orascom Télécom dans le monde» et que grâce à son succès «OTA représente 40% du chiffre d’affaires d’OTH». Nous le rencontrons à l’hôtel Sheraton d’Alger.A la tête du groupe qui s’affirme comme le plus important opérateur GSM du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie du Sud, l’homme qui fait peur aux groupes de télécom européens se montre enjoué et surtout ouvert et sincère. Dans cet entretien,Naguib Sawaris aborde l’avenir de Djezzy, comme ses ambitions et ses relations avec le gouvernement algérien.

Salama : Après l’Algérie, Orascom s’est installé en Irak et sera bientôt au Bangladesh et en Europe de l’Est. Pourquoi choisissez-vous toujours des zones à risques pour implanter vos sociétés?

Naguib Sawiris : Tout simplement parce que personne n’ose se risquer ou s’aventurer dans ces eaux-là. Quand j’ai décroché la licence GSM en 2001 en Algérie, tout le monde m’a pris pour un fou. On m’a dit “l’Algérie est une zone à risques”: tous les jours des personnes sont retrouvées assassinées. Quatre ans après, les choses ont positivement changé et grandement évolué. C’est la même chose en Irak. Quand j’ai lancé l’opérateur de téléphonie mobile Irakna (qui signifie “notre Irak”) on m’a pris pour un aventurier. Mais regardez les chiffres: Irakna est la deuxième meilleure opération après l’Algérie, avec 58% de progression.

Lire la suite de cet entretien sur Salama Magazine N° 37.

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